Que les climatologues restent en dehors du débat politique !

14 avril 2010

Source : Le Trait d'Iturria

Quand un médaillé d’or du CNRS s’oppose à l’immense majorité de ses collègues, la communauté scientifique doit-elle en appeler au pouvoir politique ? C’est semble-t-il l’avis dérangeant qu’ont eu quelques centaines de climatologues français en envoyant une pétition au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche contre un ancien pourfendeur de mammouths reconverti en critique du réchauffisme.

Voilà une démonstration convaincante de leur totale immaturité politique. Non seulement leur requête est-elle dangereuse quant au rapport qu’entretient la science avec la puissance publique, mais en plus révèle-t-elle leur indigence stratégique en offrant à M. Allègre une stature quasi galiléenne. Peut-être doit-on y voir un signe qu’il faut d’urgence renvoyer les climatologues dans leurs laboratoires et envisager que des gens plus accoutumés à la dimension politique de leurs travaux occupent le devant de la scène. Économistes et philosophes doivent faire du ménage dans un débat qui prend de douces tournures médiévales.

Lire la suite »


Williamson : décryptage du Nobel d’économie

12 octobre 2009

Nobel_medalJe vous évoquais dans mon premier article Ronald Coase et la notion de « coûts de transaction ». Un thème qui revient semble-t-il à la mode. La Banque de Suède a en effet décidé de remettre le Prix Nobel d’Economie à Oliver Williamson, 77 ans, pour ses travaux sur cette théorie. Sa co-lauréate, nettement moins connue mais tout aussi âgée, est Elinor Ostrom ; mais la presse en parle suffisamment – c’est une femme, une première en économie – pour que je m’autorise à la négliger ici. En tout cas, aucun ne fait plus partie des stars du moment. Les économistes, friands de statistiques, s’amusent en effet à se classer entre eux par le nombre de citations dont ils bénéficient dans les meilleures revues. A ce jeu, Williamson et Ostrom ne sont pas dans le top 1000 des économistes de la planète !

Je saute cependant sur la filiation Coase-Williamson pour vous expliciter succinctement la raison de son Nobel : “for his analysis of economic governance, especially the boundaries of the firm”.

Lire la suite »


La taxe carbone : une idée dépassée…

9 septembre 2009

L’inspirateur de cette nouvelle taxe, un des plus vifs opposants à Keynes en son temps, pensait que le chômage était causé par les syndicats et le salaire minimum, de quoi plaire à ceux qui, à gauche, dénoncent une taxe qu’ils jugent antisociale. Quelques journalistes sont parvenus à retrouver son nom : Arthur Cecil Pigou. Cet économiste libéral proposa dès 1920 une résolution au problème de la pollution. Solution bien peu originale, sauf peut-être pour un libéral, taxer ! Petite explication :

Lire la suite »


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.