La finance est un gisement intarissable de boucs émissaires pour la politique française. Deux raisons à cela : les Français n’aiment pas le marché et les financiers ont une imagination débordante pour créer des produits dont l’apparente complexité est preuve de sorcellerie. Dans un contexte de crise grecque et d’élections mal parties, la dernière cible de nos gouvernants sont les CDS, jugés responsables des malheurs de la Grèce. Petite explication.
Les crédit default swaps (CDS)
Un CDS est un instrument financier, dont le vendeur s’engage à couvrir les pertes enregistrées par l’acheteur sur un actif économique en cas d’insolvabilité d’un tiers déterminé. Un CDS sur la dette grecque est donc un contrat qui permet aux créanciers de la Grèce de s’assurer contre un défaut de paiement du pays.
Comme tout contrat d’assurance, le prix d’un CDS est fonction croissante du risque couvert, et augmente donc lorsque le marché anticipe une probabilité accrue de défaut, et inversement.
Le problème pour le gouvernement grec est que le taux d’intérêt qu’il doit verser sur ses nouveaux emprunts évolue semblablement au prix des CDS (voir graphique).

Publié par saugrenus 

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