L’enseignement supérieur français provoque un des débats sans fin qui caractérisent notre pays. Trois camps s’affrontent : les partisans du maintien du système dual, universités vs. grandes écoles, ceux qui préféreraient voir les classes prépas passer sous la coupe de l’université et ceux qui voudraient refonder les universités sur le modèle des grandes écoles. Cette exception française se heurte comme toujours à la comparaison avec l’étranger.
C’est là que le bât blesse, l’université de Shanghai a créé un classement fondé principalement sur la recherche (publications scientifiques et prix Nobel). La première université française, l’Université Pierre et Marie Curie, se situe au 40ème rang en 2009. Dans cette catégorie, nos petites universités françaises ne font pas le poids face aux mastodontes américains. Ce classement, autant critiquable qu’il puisse être, a eu le mérite de secouer nos élites universitaires. Ainsi, en réaction à ce classement, le gouvernement a lancé deux mots d’ordre : autonomie via la LRU et regroupement via les PRES. Je parlerai ici seulement du second aspect.
Publié par ariolis 
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