Tours de Babel modernes ?

7 juillet 2010

Alors que l’émirat de Dubaï commence à peine à rembourser les dettes abyssales qui l’ont conduit au bord de la faillite en 2009, revenons sur les prémisses de cette crise boursière. Comment l’émirat que l’on croyait si puissant a-t-il basculé sans que l’on ne le voit venir ?  Selon une théorie d’un analyste boursier, l’inauguration de la tour la plus haute du monde, le Burj Khalifa (828 mètres) aurait du nous mettre la puce à l’oreille…

Christopher Rathke a en effet développé au milieu des années 1990 une théorie démontrant une corrélation entre  la construction de grattes ciels de taille record et l’apparition de crises boursières et financières. Il annonce ainsi “Competing projects to build world’s tallest building are a sure-fire sign of sign of immanent financial collapse”. Si j’étais un peu sceptique devant cette nouvelle théorie farfelue (on se souvient de la  corrélation entre l’activité solaire et les crises financières), la curiosité prit le pas en relisant l’histoire économique :

Lire la suite »


La Russie appartient-elle encore aux BRIC ?

9 décembre 2009

Brésil, Russie, Inde et Chine. Voilà quelques années qu’on associe ces pays qui entraînent aujourd’hui la croissance mondiale et qui dans les années 2050 dépasseront le G7 en termes de PIB. Alors que ces pays ont voulu donner un tour plus géopolitique à ce concept, la crise est passée et a laissé la Russie sur le carreau.

Un concept économique …

L’expression  « BRIC » a été inventée et diffusée par la banque Goldman Sachs en 2003 avec un rapport intitulé Dreaming with the BRICs : The Path to 2050, pour désigner les quatre pays qui deviendront les locomotives de l’économie mondiale à l’horizon 2050. En effet, ceux-ci représentent 40% de la population mondiale et ont délaissé une économie planifiée pour entrer dans la mondialisation offrant un énorme potentiel de croissance à nos entreprises. Le PIB de ces pays émergents devrait ainsi dépasser celui du G7 en 2040. Avec une croissance insolente de 8 à 10% par an, il faut désormais investir dans ces pays pour trouver la croissance de demain. Tel était le message de Goldman Sachs à l’attention de ses clients.

Lire la suite »


Yo-ho-ho! A l’aborda-ble!

1 décembre 2009

Yohoho , a pirate’s life for me… L’impact économique de la piraterie (films, télévision, musique) sur internet est très difficile à estimer. En effet, il s’agit d’analyser un marché clandestin, qui ne cesse d’évoluer. Et contrairement à d’autres produits piratés, les produits “culturels” obéissent au principe “nobody knows” de rentabilité : le succès d’un film-série-CD n’est jamais garanti, malgré l’investissement initial ou les campagnes marketing autour du film-série-CD. Et ce n’est pas parce qu’un pirate regarde un film sur internet qu’il serait allé le voir au cinéma. Peut-on réellement considérer chaque acte de piraterie comme un manque à gagner? Et n’existe-t-il aucun point positif aux pirates cybernétiques pour qu’il faille les éliminer?

Lire la suite »


Chômage Américain, ne surtout pas comparer à la France !

7 novembre 2009
Cac40 06-11-09

Variation du CAC40

14:28 dans une salle des marchés. Mes voisins parient du Coca-Cola sur le chiffre attendu dans 2 minutes. 14:30, Bloomberg clôt le suspens via les écrans et les cinquantaines d’enceintes de la salle. Les chiffres sont mauvais – 15 000 chômeurs de plus qu’attendus par les marchés boursiers (soit 10.2% de la population active) – et le CAC40 chute brutalement. Après une analyse plus sereine de ces statistiques, la bourse comblera sa chute en à peine plus d’une heure. Si la bourse a tout oublié si vite, est-ce qu’il y avait si peu à retenir ?

On retiendra que ce chiffre n’a jamais été atteint depuis le début des années 80. Cependant si l’on se réfère à un indice concurrent qui prend en compte toutes les formes de chômage (+ partiel contraint et découragements), on arrive à 17.5%, un niveau déjà atteint en 1995 : c’est déjà moins lointain.

En revanche, on se gardera de mettre ces 10% en perspective par une comparaison au taux français. C’est soustraire des patates à des carottes, comme l’on dit dans les petites classes, tant le chômage américain ne ressemble pas au chômage français. Au plan individuel, il est la plupart du temps une transition outre-Atlantique. En France, il est beaucoup plus souvent synonyme d’exclusion. Preuve de cette différence : en 2007, seuls 10% des chômeurs américains étaient sans emploi depuis plus d’un an, contre 40% en France. Le taux français étant d’ailleurs sous-évalué des découragés qui ne sont plus recensés.

En bref, parmi leurs populations actives respectives :

  • 10.2% des américains risquent de sérieux problèmes financiers ;
  • 9.5% des français sont menacés d’exclusion sociale.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.